Action publique : le Conseil d’État interroge le temps long

Février 2025

En 2025, le Conseil d’État a choisi de consacrer son rapport annuel au sujet “temps long et action publique”. FNE a naturellement été auditionnée sur un des volets les plus importants de ce sujet : “action publique, temps long, et changement climatique”. À la suite de cette audition, le Conseil d’État a choisi de consacrer un de ses cinq conférences au sujet “temps long et urgences écologiques”, à laquelle FNE a participé, en compagnie du GIEC, avec Valérie Masson-Delmotte.

Le mot d’Antoine :

Le Conseil d’État a décidé de consacrer son colloque annuel à ce sujet et a réuni expert·es et acteurs publics. J’ai eu l’honneur d’y porter la voix de FNE, d’y aborder la réalité des limites planétaires, et une critique assumée de l’action publique en déliquescence sur ces sujets, qui oubliait allègrement le temps long.

La fonction de président amène à porter souvent la voix de la fédération dans ce type d’évènements nationaux. Ces cadres d’échanges permettent d’imposer l’expertise d’usage et la démocratie environnementale dans le débat public, et en particulier pour nous de visibiliser les régressions importantes que l’État a engagé ces dernières années.

Le dialogue, qui était de qualité avec le ministre Christophe Béchu, a été un temps rompu sous les gouvernements Bayrou et la ministre Agnès Pannier-Runacher. Il a repris avec l’arrivée de Monique Barbut, mais la politique gouvernementale fondée sur la promotion des intérêts industriels et sur une logique de “simplification” (entendre “régression”), est à contre-courant de la réalité des limites planétaires, de la science et de nos engagements internationaux et européens en matière de protection de l’environnement et de transition écologique, trop souvent réduite à l’empreinte carbone des entreprises.

 

Pour aller plus loin :