Une mandature de renforcement de l’indépendance financière

Depuis de nombreuses années, France Nature Environnement travaille à la diversification de ses sources de financement, un enjeu essentiel pour garantir à la fois la sécurisation de ses ressources et son indépendance d’action.

Dans un contexte où les financements publics sont de plus en plus instrumentalisés politiquement, ce choix stratégique devient indispensable.

Face à l’urgence écologique et démocratique, la fédération doit amplifier sa présence et ses actions au service de ses membres, et donc poursuivre son développement malgré un contexte économique et démocratique de crises multiples. Pour répondre à ces défis, France Nature Environnement a renforcé sa gouvernance financière et les moyens de son service développement, et a décidé d’investir dans de nouveaux instruments de collecte de fond.

Le mot d’Antoine :

Les projets et les besoins d’action ne manquent pas à FNE. Les financements, si, comme dans toutes les associations qui sont chaque année un peu plus abandonnées par les pouvoirs publics, à rebours des attentes des citoyennes et citoyens et de l’utilité démocratique et sociale très forte de nos actions.

Sous l’impulsion d’Arnaud Schwartz, le Conseil d’Administration a engagé la fédération dans un objectif de développement ambitieux, au service de ses membres et pour peser plus fort sur les décisions publiques et la construction d’un monde vivable. Ce chantier s’est poursuivi et renforcé ces trois dernières années. Nous avons décidé en 2023 de renforcer les équipes salariées en charge du développement et d’investir dans de nouveaux axes et outils de collecte de fonds. Les résultats sont au rendez-vous : notre budget a progressé, au bénéfice direct de nos membres ; la part relative des financements publics s’est réduite et diversifiée ; la forme des financements privés a été clarifiée et ne prend aujourd’hui la forme que de mécénats ; et la part des dons et legs s’est très fortement renforcée. Ces évolutions, en parallèle du recul du soutien public, portent aujourd’hui à près de 60% la part des financements issus de la générosité du public et du mécénat. Une première. Ces résultats sont positifs et nous préparent mieux au futur. Nos moyens restent cependant toujours très en deçà de nos besoins, et d’autres solutions sont encore à développer. En particulier une meilleure valorisation de l’engagement bénévole.

Chapeau à toutes les équipes salariées pour ces résultats, et aux équipes bénévoles qui portent ces sujets à FNE.