Défendre les libertés associatives face aux violences et aux entraves

Les libertés associatives, et donc nos capacités d’action, ont été particulièrement attaquées ces dernières années. Des retraits de subventions pour faire taire le débat, aux violences directes contre des militant·es et nos locaux associatifs, notamment de la part des syndicats agricoles industriels. Face à ces violences et à un sentiment d’impunité, c’est la capacité d’agir de la société civile qui est mise en cause. FNE s’est mobilisée contre ces formes d’entrave et pour le dialogue, la non-violence et la démocratie.

Le mot d’Antoine :

FNE a renforcé son rôle fédéral pour les libertés associatives ces dernières années. En lien avec Le Mouvement Associatif ou la LDH, dans le cadre notamment de la coalition pour les libertés associatives. Nous nous sommes alliées avec des scientifiques pour objectiver et rendre visible les entraves de plus en plus nombreuses, dans le cadre de l’Observatoire des libertés associatives et ses publications : du rapport de 2020 “une citoyenneté réprimée” (que j’avais participé à présenter aux parlementaires), à celui de 2026 “Neutraliser le monde associatif - Enquête sur une injonction à la dépolitisation”.

Les libertés associatives sont une condition de base de l’efficacité de nos actions. Leur défense a été au cœur de mes actions en tant que président ces dernières années. À la fois dans la construction de nos plaidoyers (avec la construction d’une note de positionnement de FNE sur la désobéissance civile), dans les rencontres ministérielles, dans des colloques et conférences universitaires.

Les attaques violentes, inadmissibles en démocratie, de la part des syndicats agricoles Coordination Rurale FNSEA et JA, ont fait l’objet de réaction systématiques, de plaintes pénales, et de rencontres avec les ministères de la justice, de l’intérieur et de l’écologie, pour que cesse le “deux poids deux mesures” insupportable que nous constations sur le terrain. Nous avons réussi à imposer le dialogue et la non-violence, mais plus globalement, c’est bien la place de la société civile et la qualité du débat démocratique qui sont attaqués ici, et que FNE s’attache, avec vigueur, à défendre.

 

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