Des motifs vagues et souvent dévoyés

La formulation des motifs dans le code de l’environnement est suffisamment vague pour laisser la place à des interprétations très défavorables à la faune sauvage. En particulier, le motif « assurer la protection de la flore et de la faune », qui ne devrait être invoqué qu’en cas d’atteinte à l’état de conservation d’espèces indigènes sauvages, est systématiquement dévoyé pour classer des espèces occasionnellement prédatrices d’espèces classées gibier, y compris d’animaux d’élevage lâchés pour la chasse !

Le fait qu’un prédateur consomme parfois un lapereau ou une perdrix ne signifie pas qu’il mette en danger ses espèces proies, d’autant plus que le régime alimentaire du renard et des mustélidés repose en grande partie sur les micromammifères.

Le motif de « santé publique » est parfois employé à tort pour des espèces porteuses de maladies qui ne sont pas transmissibles à l’homme (comme la gale du renard), voire des maladies dont la France est indemne depuis des années (comme la rage).