Limiter les dommages aux cultures par les corvidés
Les organismes et associations agricoles ont mis au point un ensemble de pratiques et recommandations à suivre pour réduire au minimum les dommages causés par les oiseaux.
Les dégâts sont plus souvent signalés sur maïs assolés, isolés ou en semis décalés. Il est en premier lieu indispensable de tout mettre en œuvre pour ne pas attirer les corvidés :
- éviter si possible un semis décalé, en calant la date de semis avec celle des parcelles voisines
- ne pas semer tout de suite après le travail du sol (offre de nourriture attirant les oiseaux)
- et surtout bien enfouir les semences
Il existe des semences enrobées de répulsif qui agissent par effet olfactif pour dissuader les oiseaux de les consommer.
Le labour et le hersage ramènent à la surface de la nourriture qui exerce une forte attirance sur les corvidés. C’est pourquoi il faudrait ménager un délai de plusieurs jours entre le travail du sol et le semis ou la plantation.
Tolérer les couples nicheurs réduit le nombre d’oiseaux présents. En effet, durant la période de reproduction, dès mars, les couples se réservent des territoires d’une surface de 15 à 50 ha, qu’ils défendent contre d’autres couples et contre les vols de groupes. Les dégâts causés par ces derniers sont ainsi limités localement. L’effarouchement par le tir de quelques oiseaux devrait être réservé à l’éloignement des groupes.
Les groupes de corvidés préfèrent un territoire dégagé. Les bosquets et les haies bordant des surfaces cultivées abritent leurs ennemis naturels, les rapaces. Les corvidés y perçoivent un risque accru et ils s’attardent moins sur les champs. Lorsque ces structures boisées manquent, on peut mettre en place des perchoirs destinés aux rapaces.
L’effarouchement visuel repose sur l’emploi de cerfs-volants en forme de rapaces ou de ballons accrochés à un mât et qui bougent sous l’effet du vent en émettant un bruit de toile froissée. Les situations les plus satisfaisantes sont observées lorsque la culture à protéger est bien pourvue en dispositifs et lorsque les cerfs-volants et ballons sont mélangés.
L’effarouchement sonore, avec des canons à gaz ou l’utilisation d’enregistrement de cris de détresse, peut également être utilisé.