Coûts cachés évités grâce aux EnR

Investir dans les énergies renouvelables ne consiste pas seulement à produire une énergie décarbonée. Cela permet également de réduire les coûts économiques, sanitaires et stratégiques associés aux énergies fossiles, qui émettent non seulement des gaz à effet de serre, mais aussi des polluants atmosphériques nocifs, tels que les particules fines et les oxydes d’azote (NOx) ou de soufre (SOx). Ces polluants contribuent à de nombreuses maladies, notamment respiratoires et cardiovasculaires, et augmentent le risque de décès prématuré.

Coût sanitaire

La pollution de l’air constitue un enjeu majeur de santé publique en France. Selon Santé publique France, l’exposition aux particules fines (PM2,5) est responsable d’environ 40 000 décès prématurés par an. Par ailleurs, le rapport du Sénat « Pollution de l’air : le coût de l’inaction » estime que le coût sanitaire, social et économique de la pollution atmosphérique dépasse 100 Mds d’euros par an, en tenant compte notamment des dépenses de santé, de l’absentéisme et des pertes de productivité. Des évaluations plus récentes valorisant l’ensemble des impacts sanitaires de la pollution de l’air conduisent à des montants pouvant dépasser 140 Mds d’euros par an, lorsqu’elles intègrent les effets liés à la mortalité et à la morbidité associées aux particules fines (PM2,5) et au dioxyde d’azote (NO₂).

Coût des importations

Au-delà de ces conséquences sanitaires, la dépendance aux énergies fossiles expose la France à une forte vulnérabilité économique et géopolitique. Les importations d’énergies fossiles représentent 60 milliards d’euros en 2024.

À retenir :

  • Les EnR ne sont pas un coût pour l’État, mais une source de recettes et d’économies (importation d’énergie fossiles évitées), surtout en période de crise. Sans elles, la facture énergétique de la France aurait été encore plus lourde pendant la crise énergétique liée à la guerre en Ukraine.
  • Les retombées fiscales et la valeur ajoutée générées par les énergies renouvelables sont bien supérieures aux montants des soutiens publics qui leur sont consacrés. Chaque euro de soutien public investi dans les énergies renouvelables génère en moyenne 2 euros de valeur ajoutée qui bénéficient à l’État et aux territoires.
  • Les subventions aux EnR ne sont pas « démesurées », mais stratégiques et rentables pour la société.
  • Le développement des EnR permet aussi de limiter les coûts indirects en améliorant la qualité de l’air, en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et en renforçant l’indépendance énergétique du pays.