Le bilan environnemental des EnR est globalement positif
Comparés aux énergies fossiles, le bilan environnemental des EnR est relativement bon ! Elles sont d’ailleurs bien moins polluantes que les énergies fossiles ou fissiles.
Pour le photovoltaïque, la majorité des matériaux qui composent les panneaux solaires sont courants (verre, aluminium, cuivre) et les filières de recyclage déjà existantes. Les modules à base de silicium cristallin, qui représentent plus de 95 % des panneaux installés, sont presque entièrement recyclables. Contrairement à certaines idées reçues, les technologies solaires photovoltaïques actuellement commercialisées n’utilisent pas de terres rares.
Pour les éoliennes, les principales ressources utilisées sont le béton (fondations), le fer, l’acier (mât, nacelle, fondations), le cuivre et l’aluminium pour les conducteurs. Les terres rares ne sont présentes que dans la composition des aimants permanents, utilisés par seulement 3 % du parc éolien terrestre. La majorité des éoliennes installées n’utilisent donc pas de terres rares. Lors du démantèlement, ces matériaux sont envoyés vers les filières de recyclage et de valorisation existantes, tout comme les installations photovoltaïques.
De plus, le temps de retour énergétique des systèmes photovoltaïques et des éoliennes en France est désormais inférieur à 1 an : le système produit en un an autant d’énergie qu’il en a consommé pour sa fabrication, son transport, son installation et son recyclage.
Source : Terres rares, énergies renouvelables et stockage d’énergies, ADEME, 2020