Les mesures pour limiter les impacts des éoliennes sur la biodiversité
Bonne nouvelle ! On sait comment limiter ces impacts. On peut les éviter, les réduire, puis les compenser.
- Bien choisir le site : éviter les forêts, les zones humides, les prairies et les haies, et s’en éloigner de plusieurs centaines de mètres, et étudier le terrain avant toute installation. Par exemple, des études acoustiques pour repérer les chauves-souris présentes.
- Le bridage ou arrêt des éoliennes : le bridage « passif » consiste à arrêter les éoliennes pendant les périodes où les individus sont les plus actifs (période de reproduction, migration). Le bridage « dynamique » s’appuie sur des systèmes de détection (visuel, radars) avant de déclencher l’arrêt de l’éolienne. En raison des conditions météorologiques, surtout en mer, ces dispositifs peuvent facilement tomber en panne. Leur efficacité reste donc à documenter. Autres pistes : peindre les pales pour les rendre plus contrastées et donc plus visibles par les oiseaux, ou passer à un balisage nocturne circonstancié au lieu de continu, pour éviter d’attirer les chauves-souris.
- Il est également possible de limiter les risques des éoliennes sur la biodiversité en optimisant la disposition et les dimensions des éoliennes : les éoliennes avec des grands rotors et une faible « garde au sol » sont plus dangereuses pour les chauves-souris.
Enfin, les connaissances scientifiques ont énormément progressé depuis une vingtaine d’année sur les éoliennes et la biodiversité. On connaît beaucoup mieux les comportements des oiseaux et des chauves-souris, les impacts et donc les solutions pour y remédier.

Vous souhaitez en savoir plus sur les enjeux de l’éolien ?
- Voir nos outils Eoloscope terrestre et Eoloscope offshore
- Voir le site de l’Observatoire des EnR et de la biodiversité sur l’éolien terrestre