Photovoltaïque et biodiversité

Le photovoltaïque à l’avantage de pouvoir être déployé sur des supports aussi variés que les toitures, les parkings, les milieux agricoles ou les milieux naturels (terrestres ou aquatiques). Mais c’est quand les parcs solaires se déploient au sol en milieu naturel ou forestiers qu’ils posent le plus de problèmes :

  • Modification des habitats : la couverture des espaces naturels ou forestiers par les panneaux réduit l’apport en lumière et en pluie, favorisant les espèces végétales préférant l’ombre, tandis que les plantes à fleurs disparaissent. Cela perturbe les populations d’insectes pollinisateurs et, par ricochet, toute la chaîne trophique. En forêt, selon les installations et le site choisi, le bilan carbone de l’›installation photovoltaïque peut s’avérer moins bon que de conserver le couvert forestier.
  • Fragmentation des habitats : les clôtures autour des centrales créent des obstacles aux déplacements des grands animaux et peuvent former des pièges écologiques.
  • Mortalités directes : certains insectes sont attirés par la lumière réfléchie des panneaux, et des collisions ont été observées chez des oiseaux, des chauves-souris et des insectes aquatiques, qui confondent les panneaux avec des plans d’eau.

Ces effets varient au cas par cas, en fonction du site d’implantation du projet et des modalités de conception du parc.

Infographie état des lieux sur le photovoltaïque en France (2026)