Que faire alors pour limiter les impacts des EnR ?
✅ Réduire nos consommations d’énergie et d’électricité pour limiter les besoins de production et par conséquent protéger la biodiversité. Moins on a besoin d’énergie, moins on a besoin de centrales solaires ou de parcs éoliens. On limite donc les atteintes à la biodiversité.
✅ Protéger et restaurer les écosystèmes (forêts, tourbières, mangroves) pour renforcer leur rôle de puits de carbone et limiter les extinctions. Selon le GIEC, à l’échelle planétaire, les solutions fondées sur la nature (SFN) pourraient contribuer jusqu’à hauteur de 30 % de l’effort d’atténuation requis à l’horizon 2030 pour limiter le réchauffement à moins de 2°C (IPCC, 2022).
- Les solutions fondées sur la nature sont des actions visant à protéger, gérer de manière durable et restaurer des écosystèmes naturels ou modifiés, soit en laissant faire la nature (les mangroves atténuent la violence des vagues extrêmes), soit par des opérations de génie civil (recréer des zones d’›expansion des crues pour protéger les habitations en aval d’un cours d’eau).
✅ Éviter ou limiter l’installation des EnR dans des espaces naturels ou forestiers et privilégier les sols artificialisés, par exemple par l’installation du photovoltaïque sur le bâti ou les parkings. Chaque région doit identifier les sites potentiellement disponibles, hors sites naturels protégés et à forts enjeux de biodiversité.
✅ Améliorer les connaissances sur les effets des EnR sur la biodiversité, appliquer dans l’ordre de la séquence d’évitement et de réduction de ces impacts, prendre en compte des enjeux de paysage. C’est le travail qui est mené au sein de l’Observatoire EnR et Biodiversité ou encore de l’Observatoire des énergies de la mer.
✅ Maîtriser la demande en ressources (notamment minières et foncières) est un prérequis pour limiter les pressions sur l’usage des terres et la biodiversité (IPBES-IPCC, 2021). Et cela est surtout vrai pour les énergies fossiles et fissiles.