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Chaque année en France, plus d’un million d’animaux sauvages sont tués en toute légalité au motif qu’elles sont susceptibles d’occasionner des dégâts. Cette réglementation repose uniquement sur une vision à charge, sans mettre en balance les avantages et les inconvénients de la destruction de ces animaux, ni tenir compte de leur utilité dans le fonctionnement des écosystèmes. Des études récentes démontrent pourtant l’absurdité d’un tel acharnement. On démêle pour vous le vrai du faux.

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Aidez-nous à les protéger

En participant à la consultation ouverte du 9 au 30 juillet 2026 vous pouvez nous aider à faire évoluer le statut des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts.

On vous explique comment dans cette page

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Oiseaux et/ou mammifères ?
Les ESOD sont des oiseaux et des mammifères ?
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Les ESOD peuvent être tuées en-dehors de la période d’ouverture de la chasse ? illustration
Chasse ?
Les ESOD peuvent être tuées en-dehors de la période d’ouverture de la chasse ?
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Le classement des ESOD est une procédure équilibrée, basée sur la science ? illustration
Basé sur la science ?
Le classement des ESOD est une procédure équilibrée, basée sur la science ?
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Il est prouvé que détruire les ESOD fait diminuer les dégâts ? illustration
Diminution des dégâts ?
Il est prouvé que détruire les ESOD fait diminuer les dégâts ?
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La destruction des ESOD permet de réguler les populations ? illustration
Régulation ?
La destruction des ESOD permet de réguler les populations ?
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Les ESOD sont une menace pour les espèces gibier ? illustration
Menace gibier ?
Les ESOD sont une menace pour les espèces gibier ?
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Le classement ESOD n’existe qu’en France ? illustration
En France et ailleurs ?
Le classement ESOD n’existe qu’en France ?
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Il existe des méthodes efficaces de protection et de prévention des dégâts ? illustration
Méthodes efficaces ?
Il existe des méthodes efficaces de protection et de prévention des dégâts ?
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Le public n’a pas son mot à dire sur le classement des ESOD ? illustration
Comment agir ?
Le public n’a pas son mot à dire sur le classement des ESOD ?
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Les ESOD sont des oiseaux et des mammifères ?

Vrai✅

Les ESOD sont toutes des espèces d’oiseaux et de mammifères chassables. Depuis 2012, elles sont réparties en trois groupes.

Les ESOD peuvent être tuées en-dehors de la période d’ouverture de la chasse ?

Vrai✅

Toutes les ESOD sont des espèces chassables : elles peuvent donc être chassées durant l’ouverture générale de la chasse, de septembre à fin février. Le statut ESOD autorise, de plus, à les piéger et à les tuer après la fermeture de la chasse. Comme il ne s’agit pas de chasse, on parle de « destruction » pour ces actes de tir, de piégeage ou de déterrage.

Les modalités de destruction diffèrent selon les espèces, elles sont précisées par l’arrêté ministériel correspondant. Par exemple, le renard peut être piégé et déterré toute l’année et en tout lieu. Il peut être détruit par tir en tout lieu jusqu’au 31 mars, et au-delà du 31 mars sur les terrains consacrés à l’élevage avicole.

La destruction à tir est effectuée par des chasseurs ayant validé leur permis de chasse. La pose de pièges est réservée aux personnes possédant un agrément de piégeage, sauf pour les pièges de catégorie 1 (pièges-cages) qui ne nécessitent pas d’agrément.

Cliquez ici pour découvrir nos dossiers spéciaux idées reçues

Le classement des ESOD est une procédure équilibrée, basée sur la science ?

Faux ❌

La réglementation prévoit 4 motifs de classement d’une espèce comme ESOD :

  • dans l’intérêt de la santé et de la sécurité publique
  • pour assurer la protection de la flore et de la faune
  • pour prévenir des dommages importants aux activités agricoles, forestières et aquacoles
  • pour prévenir les dommages importants à d’autres formes de propriété (sauf pour les espèces d’oiseaux)

Cependant, la procédure de classement fonctionne uniquement à charge : dès lors qu’une espèce cause des dégâts dans un département, elle peut être classée ESOD.

L’administration ne prend pas en compte les bénéfices apportés par cette espèce (consommation de campagnols par le renard, dispersion de graines par le geai…) et ne met pas en balance les avantages et les inconvénients de sa destruction. Il n’y a pas non plus d’évaluation des effets de cette politique publique :

  • Les destructions ont-elles été utiles pour réduire les dégâts ?
  • Pourrait-on remplacer les destructions par des méthodes non létales ?

Or, des études récentes indiquent que les destructions ne réduisent pas les dégâts et que des méthodes alternatives sont plus efficaces pour prévenir les dégâts (voir les questions suivantes). Un rapport officiel de l’Inspection Générale de l’Environnement, rendu en décembre 2024, déplore cette absence d’évaluation : « l’efficacité et l’efficience du dispositif ne sont pas suffisamment objectivement documentées, en particulier s’agissant de la mise en regard du coût global de cette politique et du montant des dommages déclarés ».

Il est prouvé que détruire les ESOD fait diminuer les dégâts ?

Faux ❌

Aussi curieux que cela puisse paraître, il n’existe pas de preuve que les destructions des ESOD soient efficaces pour réduire les dommages. Le classement ESOD est reconduit année après année, sans preuve de son utilité !

Pour étudier cette question, des chercheurs du Muséum National d’Histoire Naturelle ont analysé les données officielles de l’administration (les montants de dégâts et le nombre d’animaux tués) pour chaque espèce du groupe 2 et chaque département français, de 2015 à 2022.

Leurs conclusions, publiées en 2026 dans une revue scientifique internationale, sont sans appel : ils n’ont trouvé aucun lien entre le nombre d’animaux tués durant une année donnée et les dégâts de l’année suivante.

Tuer plus d’animaux ne fait pas baisser les pertes économiques et inversement, tuer moins d’animaux ne fait pas augmenter ces pertes. Il n’existe donc pas de preuve que ces destructions massives apportent des bénéfices économiques ou écologiques. En conclusion, les scientifiques appellent à porter les efforts sur la prévention et la réduction des dommages avec des méthodes non létales.

Avant cette étude, d’autres travaux menés en France et à l’étranger aboutissaient à des conclusions similaires.

La destruction des ESOD permet de réguler les populations 

Faux ❌

C’est l’argument employé par les partisans de la destruction : celle-ci serait une simple « régulation », permettant de maintenir les populations d’animaux à un niveau suffisamment bas pour limiter l’impact des dommages.

Cependant, là non plus, il n’existe pas de preuve de l’efficacité de ces destructions pour « réguler » une espèce. L’étude du Muséum (voir question précédente) tend à démontrer le contraire : en comparant le nombre d’oiseaux tués et les effectifs reproducteurs au printemps, espèce par espèce, les chercheurs constatent que la « régulation » des ESOD ne fait pas baisser la taille des populations.

Cette conclusion rejoint celles d’autres études plus anciennes, portant notamment sur les renards et les corvidés.

Les ESOD sont une menace pour les espèces gibier ?

Faux ❌

Pour les chasseurs, l’affaire est entendue : les prédateurs s’en prennent à « leurs » espèces gibier et doivent donc être « régulés » pour sauver les lapins et les perdrix. Cette affirmation, qui est en contradiction avec les constats scientifiques, repose sur une profonde méconnaissance des relations entre proies et prédateurs.

Dans la nature, le prédateur dépend de ses proies : il ne peut pas les faire disparaître, sauf à se condamner lui-même. De plus, les ESOD sont des prédateurs généralistes qui consomment en priorité les proies les plus abondantes.

Par exemple, le renard consomme essentiellement des micromammifères (campagnols, mulots) et sa prédation sur les espèces gibier est marginale. Quant à la prédation sur les animaux lâchés pour la chasse, comme les faisans, elle est inévitable car ces animaux, issus d’élevages, n’ont acquis aucun comportement anti-prédateurs.  

Il est vrai que la petite faune de plaine a subi une très forte régression ces dernières décennies. Mais la raison de ce déclin est à rechercher dans les pratiques agricoles modernes, avec le remembrement, l’intensification et l’emploi massif de pesticides. Les prédateurs ne doivent pas servir de bouc émissaire alors qu’ils n’ont pas de responsabilité dans la disparition de la petite faune.

Le classement ESOD n’existe qu’en France ?

Vrai✅

Le statut juridique d’ESOD est propre à la réglementation française, il n’a pas d’équivalent ailleurs. Aucun pays ne retient le principe d’une destruction systématique d’une espèce en prévention des dégâts qu’elle pourrait occasionner, ou même en cas de dégâts.

C’est la conclusion d’un rapport officiel de l’Inspection Générale de l’Environnement, rendu en décembre 2024, qui a étudié et comparé la réglementation de cinq pays européens (Allemagne, Belgique, Espagne, Italie, Pologne), plus le Royaume-Uni et les USA. Ce rapport souligne que le statut d’ESOD n’est fondé sur aucune obligation européenne spécifique et s’apparente à une surtransposition de la réglementation communautaire. Il estime que « l’action correctrice devrait en priorité concerner le ou les individus responsables du préjudice et non entraîner la destruction sans discernement de toute la population de renard ou de belette se trouvant à proximité du dégât causé ».

Dans les autres pays, la gestion des dommages repose en premier lieu sur des mesures de protection. Si celles-ci s’avéraient insuffisantes, l’éloignement et l’indemnisation (sur la base d’un constat effectuée par un expert) viennent en second lieu. En dernier recours, et au cas par cas, la mise à mort est employée, sous certaines conditions.

Le rapport pointe aussi une absurdité de la réglementation française : c’est la seule qui considère que la prédation d’une espèce sauvage sur une espèce gibier constitue un « dégât ». Les autres pays ne considèrent comme un dommage que le préjudice à des intérêts individuels, agricoles ou sylvicoles.

Les ESOD sont des animaux utiles ?

Vrai✅

Les espèces indigènes participent au bon fonctionnement des écosystèmes naturels, elles y ont toute leur place. Certaines jouent aussi un rôle « utile », du point de vue des activités humaines.

Il existe des méthodes efficaces de protection et de prévention des dégâts ?

Vrai✅

Les méthodes de protection et de prévention des dégâts sont assez simples à mettre en place et toujours préférables à la destruction : en effet, l’animal détruit sera remplacé par un autre, et le cercle dégât-destruction peut se répéter indéfiniment.

Le public n’a pas son mot à dire sur le classement des ESOD ?

Faux ❌

Le projet d’arrêté triennal établissant la liste des ESOD, département par département, est soumis à la consultation du public durant vingt-et-un jours avant sa publication. Chacun·e peut donc donner son avis en allant sur le site des consultations du ministère de la transition écologique et en déposant ses commentaires. Cette consultation a lieu tous les trois ans (2023, 2026, etc.), généralement au mois de juin puisque le nouvel arrêté entre en vigueur le 1er juillet. Pour vous aider, FNE rend disponible sur son site web une analyse du projet d’arrêté et un argumentaire. N’hésitez pas à participer avant le 30 juillet 2026 !

Plus d’information sur la consultation

Pour aller plus loin  

Affiche de la Fête des Hérissons 2026

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Publié le 25 juillet 2016, mis à jour le 9 juillet 2026

En juillet 1976, la loi sur la protection de la nature, souhaitée et impulsée par France Nature Environnement, posait les grands principes du droit français de l’environnement ainsi qu’un cadre juridique complet pour la sauvegarde de la biodiversité. Cinquante ans après, retour sur un texte fondateur et fondamental.

Une lente révolution

Annoncée lors de la conférence sur l’utilisation et la conservation de la biosphère organisée en septembre 1968 à Paris par l’UNESCO, la loi sur la protection de la nature a connu une gestation difficile. Maintes fois promise, notamment en 1970 par Jacques Chaban-Delmas, alors Premier ministre, elle fut maintes fois reportée. En particulier car les ministères « aménageurs », dont l’Agriculture et l’Équipement, refusaient la notion de prise en compte du patrimoine naturel dans les projets d’aménagement.

Le mouvement associatif de protection de la nature, principalement France Nature Environnement - qui s’appelait encore la Fédération française des sociétés de protection de la nature - sous l’impulsion de Michel Brosselin et Jean-Pierre Raffin, va alors se mobiliser pour construire et valoriser un texte innovant et ambitieux. Durant des semaines, les associations vont faire le siège des responsables politiques et des parlementaires qui sont enfin appelés à débattre du texte. Malgré des critères sévères devenues classiques et récurrentes (l’écologie contre l’économie, la mise sous cloche du territoire, etc.), les votes finaux se font à l’unanimité en juin 1976 devant le Sénat puis l’Assemblée.

La loi relative à la protection de la nature promulguée le 10 juillet 1976 et suivie quelques jours plus tard par la loi sur les installations classées pour la protection de l’environnement, engage une véritable révolution législative. Même s’il faudra attendre plus d’un an pour qu’elle soit pleinement opérationnelle puisque les décrets d’application sur les espèces protégées et les études d’impact ne seront publiés qu’à l’automne 1977, la première liste d’espèces protégées le 17 avril 1981.

L’esprit de la loi : un patrimoine commun à préserver dans l’intérêt général

Avec ce texte, la protection des espaces et des ressources naturels, tout comme la préservation des espèces animales et végétales deviennent d’intérêt général. Il est désormais du devoir et de l’intérêt de chacun de sauvegarder le patrimoine naturel, dans la perspective de ce qu’on appellera plus tard le développement durable.

Dans cette optique, la loi met en place l’étude d’impact : concrètement, la réalisation de certains aménagements publics ou privés est dorénavant précédée d’une étude permettant d’en évaluer les conséquences sur l’environnement (paysages, air, eau, sol, milieux naturels, faune, flore) mais aussi sur les populations concernées et la santé publique. Cette évaluation doit permettre d’identifier des mesures pour éviter et réduire les effets négatifs importants et si possible y remédier.

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dossier loi 1976 bilan
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Des innovations en faveur de la faune et de la flore

Pour assurer la conservation d’espèces sauvages, la loi invente le concept d’espèces protégées. Il est désormais interdit – entre autres - de détruire, de capturer, de naturaliser des animaux ou des végétaux figurant sur des listes nationales ou régionales fixées par arrêtés. Des dérogations à ce statut sont possibles sous certaines conditions extrêmement précises et limitées.

Par ailleurs, les habitats de ces espèces peuvent être protégés par le biais d’arrêtés de protection de biotope, le préfet pouvant instaurer des interdictions permanentes ou temporaires sur des secteurs sensibles.

La loi de 1976 soumet également à autorisation préalable la détention et la commercialisation de certaines espèces, assurant ainsi la mise en œuvre de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore menacées d’extinction (Convention CITES), adoptée en 1973.

Enfin, le texte reconnaît que l’animal est un être sensible qui mérite le respect de son bien-être, notamment lorsqu’il est présenté au public (zoo, etc.). Elle pose ainsi les bases de la réglementation relative à la faune sauvage captive.

Des améliorations pour les milieux naturels et l’action associative

La loi modernise le statut de réserve naturelle mis en place par la loi du 1er juillet 1957 et dont la mise en œuvre fut plutôt laborieuse, avec seulement 36 réserves naturelles créées en 20 ans.

Les nouvelles réserves reposent désormais sur la volonté des collectivités et des propriétaires de protéger un patrimoine naturel et paysager bien identifié, dans le respect des activités traditionnelles compatibles avec le classement en réserve naturelle.

La loi crée également un outil plus souple : les réserves naturelles volontaires (remplacées en 2002 par les réserves naturelles régionales et de Corse).

Il étend aux forêts périurbaines le statut de forêt de protection, réservé jusque-là aux forêts de montagne.

Enfin, la loi renforce l’action associative en mettant en place les notions d’agrément et de participation au dialogue environnemental. Elle élargit également leurs capacités d’interventions contentieuses, notamment en matière civile.

Un héritage à conforter et faire fructifier

Vous l’aurez compris, la loi du 10 juillet 1976 est une loi à l’esprit novateur et cherchant à concilier économie et écologie, qui fait toujours référence.

Cinquante ans plus tard, ses effets positifs sont visibles partout sur notre territoire : des espèces ont été sauvées de l’extinction et d’autres ont pu revenir naturellement sur le sol français ; des espaces ont pu être préservés et continuent de fournir des services écosystémiques irremplaçables. Des associations engagées conduisent chaque jour des actions concrètes d’observation, de préservation, de gestion, de soins à la faune sauvage et de sensibilisation à la nature.

Mais ces résultats restent fragiles et insuffisants pour freiner l’effondrement de la biodiversité.

Car, comme toute loi, la loi du 10 juillet 1976 ne peut pas tout. Les moyens pour l’appliquer, que ce soit en matière d’instruction, d’accompagnement comme de police, sont toujours insuffisants. Le 10 juillet 1986, à l’occasion des dix ans de la loi, Roger Cans écrivait dans Le Monde : « Le patrimoine naturel avait besoin d’une loi. Il ne lui manque plus que des hommes, des crédits et une véritable détermination politique ». Sa remarque reste plus que jamais d’actualité…

L’objectif central de la loi a besoin d’être soutenu par un changement global d’approche et de pratiques, ce qui est toujours (trop) long à obtenir malgré la mise en place de la Stratégie nationale pour la biodiversité et de la politique « Trame verte et bleue » (que le député alsacien Adrien Zeller appelait déjà de ses vœux en 1976 !).

La situation internationale, la morosité actuelle et les nouveaux enjeux de changements climatiques et des espèces exotiques envahissantes poussent malheureusement à céder à la pression d’intérêts catégoriels et à l’individualisme.

Dans ce contexte, les 50 ans de la loi de 1976 sont une incitation à nous nourrir de l’esprit et de l’innovation qui ont habité le législateur de l’époque, pour engager résolument les actions collectives et les politiques qui nous permettront de préserver et restaurer notre biodiversité au bénéfice de toute la société. Sachons, nous aussi, être « modernes » !


Notre communiqué de presse interassociatif pour les 50 ans de la loi de 1976

Pour aller plus loin

L’hydrosystème Vaccarès constitue le cœur du delta de Camargue dont une grande partie est classé en Réserve naturelle nationale, gérée par la Société Nationale de Protection de la Nature.

Le Plan de Sauvegarde du Vaccarès est initié et porté par la SNPN Réserve de Camargue, sous l’égide de la sous-préfecture d’Arles et avec le soutien du Conservatoire du Littoral et des services de l’État. Le projet constitue un programme pluriannuel, multi actions et regroupant une diversité d’acteurs du territoire Camarguais, qui vise à répondre au constat de dégradation et à améliorer l’état écologique de l’étang du Vaccarès, des espèces associées et plus globalement des lagunes camarguaises. La démarche du Plan de Sauvegarde était de réunir les acteurs du territoire camarguais ayant la capacité d’agir pour la réalisation de cet objectif et de créer une dynamique autour du projet, en agrégeant, coordonnant et coconstruisant des actions concrètes.

Le document suivant se fait la synthèse du projet en 2025, en exposant des éléments de contexte essentiels ainsi qu’en présentant et valorisant les actions portés par une diversité de partenaires sur le Delta.

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Synthèse du Plan de Sauvegarde du Vaccarès
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Non reproductible, tous droits réservés.

Association
Société Nationale de Protection de la Nature - Réserve naturelle nationale de Camargue
SNPN - Société nationale de protection de la nature
SNPN - Réserve de Camargue
Référent
Fanny Ricque
fanny.ricque@snpn.fr
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Téléchargez ici la synthèse du Plan de Sauvegarde du Vaccarès

Publié le 4 juillet 2025

Et si vous mettiez toutes les chances de votre côté cet été pour profiter d’un ciel dégagé, d’eaux limpides et de nuits étoilées ?

Découvrez votre guide « Pas de nuage sur l’été : les clés pour des vacances sans pollution » pour des conseils simples, concrets et pratiques. Car cet été, on savoure la nature en toute sérénité, tout en la respectant !

Dans ce guide vous découvrirez :

🛢️ 5 pollutions estivales à connaître (et comment les éviter),

🦎 Des gestes simples pour préserver l’eau, l’air, les sols, la biodiversité,

🗓️ Une semaine type de vacances responsables, jour par jour,

🌿 Des applications, astuces, idées d’activités pour petits et grands,

👣 Et des pistes pour aller plus loin… même depuis chez soi !

                                               _________________________________________________

Et si vous faisiez un pas de plus ? Faites un don
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Guide : Pas de nuage sur l'été, les clés pour des vacances saines et heureuses
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Chaque année, au printemps, on voit revenir les appels vibrants à « piéger le frelon asiatique », accompagnés de modèles de pièges vendus dans le commerce ou à fabriquer soi-même. Les apiculteurs considèrent cet hyménoptère, prédateur de l’abeille domestique, comme un désastre pour les ruches. Mais quelle est la réalité de cette menace, et le piégeage, présenté comme un remède, n’est-il pas pire que le mal ? Partons à la découverte de cet insecte qui fait l’objet de craintes tenaces mais pas toujours fondées.

J’ai vu un frelon à l’abdomen jaune : c’est un frelon asiatique ?

Rappelons tout d’abord que les frelons sont simplement de grosses guêpes, originaires d’Asie. Deux espèces sont aujourd’hui répandues en France métropolitaine : le frelon européen (Vespa crabro) et le frelon à pattes jaunes, ou frelon asiatique (Vespa velutina nigrithorax), arrivé accidentellement en France en 2004 et qui s’est désormais installé sur tout le territoire.

Comparatif de l'apparence d'un frelon à pattes jaunes, d'un frelon européen, d'une abeille domestique et d'une guêpe commune
Issu du dossier sur le frelon à pattes jaunes de l’Opie

Les deux ressemblent à une grosse guêpe et c’est surtout l’abdomen qui les distingue : celui du frelon européen est jaune vif rayé de noir tandis que celui du frelon à pattes jaunes est noir avec un anneau jaune orangé. Et comme son nom l’indique, ce dernier a l’extrémité des pattes jaunes, alors que le frelon européen a les pattes noires.

Les frelons sont-ils agressifs et dangereux ?

Les frelons ne sont pas plus agressifs envers les humains que les autres guêpes, mais comme ils sont plus gros et plus bruyants, ils peuvent sembler plus inquiétants. Les piqûres résultent souvent d’un comportement involontaire ou inapproprié de notre part : s’asseoir ou marcher sur l’insecte, vouloir le chasser brusquement. Une piqûre de frelon peut s’avérer très douloureuse, mais sauf pour les personnes allergiques, elle n’est pas dangereuse.

Cependant, comme tous les insectes sociaux, les frelons défendent leur nid : il faut donc s’abstenir d’approcher celui-ci à moins de trois ou quatre mètres, sous peine de déclencher une attaque des gardiennes du nid.

Faut-il piéger le frelon à pattes jaunes ?

Le frelon à pattes jaunes, comme son cousin européen, se nourrit de fruits mûrs, de guêpes et d’abeilles, dont l’abeille domestique (Apis mellifera). Dans un contexte déjà difficile pour les apiculteurs, l’arrivée de ce frelon est un problème supplémentaire et les appels à piéger se sont multipliés.

Pourtant, le Muséum National d’Histoire Naturelle a démontré que le piégeage au printemps est inefficace pour réduire les populations de frelons à pattes jaunes et tuent massivement d’autres insectes, dont de nombreux pollinisateurs, indispensables au bon fonctionnement des écosystèmes.

Le piégeage généralisé est donc une fausse bonne idée, surtout dans le contexte actuel d’effondrement des populations d’insectes. Le piégeage, pour être efficace et le moins néfaste possible à la biodiversité, doit l’être dans le cadre d’une déclinaison départementale du Plan national de lutte contre le frelon asiatique.

Comment protéger les abeilles domestiques ?

Trois méthodes de protection des ruches ont été développées : elles permettent de réduire l’impact du frelon sur les abeilles, sans nuire aux autres insectes.

Les 3 méthodes :

  • La première méthode consiste à entourer la ruche d’un filet à mailles dimensionnées pour laisser passer les abeilles mais bloquer les frelons.
  • Peu coûteuse et efficace, la « muselière » est une sorte de sas d’entrée devant la ruche, constitué d’un grillage qui permet aux abeilles de passer mais impossible à franchir par les frelons.
  • Enfin, plus onéreuse, la « harpe électrique » s’inspire du procédé utilisé dans les raquettes anti-mouches.

Pour les particuliers qui possèdent un jardin, la meilleure manière d’aider les insectes pollinisateurs consiste à planter des fleurs mellifères indigènes (lavande, thym, trèfle, centaurée, bourrache…), laisser des zones sauvages et proscrire les pesticides.

Peut-on éradiquer le frelon à pattes jaunes ?

Le frelon à pattes jaunes est désormais bien installé en France et il n’est plus possible de l’éradiquer. Nous devons apprendre à vivre avec lui, en réduisant les problèmes qu’il peut poser aux ruchers, sans nuire aux autres insectes sauvages.

Plutôt que de viser sa disparition, il faut redonner sa place à la nature en luttant contre les causes de son érosion (destruction des habitats, pollutions, surexploitation et dérèglement climatique), car une biodiversité riche et en bonne santé résiste mieux aux perturbations induites par l’arrivée d’espèces exogènes*.

*Dis d’espèces venues d’ailleurs, qui n’appartiennent pas à la biodiversité autochtone.

Pour aller plus loin

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Frelon asiatique devant une ruche d'abeilles

Comme le renard, la pie et la belette, certaines espèces sont classées comme «susceptibles d’occasionner des dégâts» (ESOD) et font donc parfois l’objet de mesures dites de destruction : une estimation porte jusqu’à un million le nombre d’individus tués sur une année en France.

À partir de données scientifiques, FNE vous propose un propose un webinaire déconstruisant les idées reçues qui entourent ces espèces injustement attaquées.

Découvrez également comment agir concrètement pour leur protection à votre niveau.

🗣️ Avec Stéphanie Morelle, animatrice du réseau biodiversité et Dominique Py, experte biodiversité.

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À l’occasion de l’anniversaire des trente ans des premiers lâchers d’ours dans les Pyrénées françaises, en mai 1996, pour sauver la population alors au bord de l’extinction, France Nature Environnement rembobine l’histoire mouvementée des relations entre les humains et l’ours, oscillant tantôt entre amour, haine et une bonne dose de passions entre les acteurs concernés. On n’est pas loin d’un scénario d’une série télé dans laquelle la fédération et ses associations membres ont joué un rôle déterminant pour tendre vers l’atteinte d’une population viable et vers la coexistence.

Saison 1 : de la fascination à la quasi-disparition

Synopsis : Pendant longtemps, les humains et les ours coexistent, à bonne distance. L’ours suscite respect et fascination, mais la religion, les hommes de pouvoir et la révolution industrielle viennent tout bousculer, et conduisent l’ours à la quasi-disparition.

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Saison 2 : Les années 1900

Synopsis : L’ours est au bord de l’extinction, scientifiques et naturalistes alertent l’opinion publique et les gouvernements d’alors. La loi renforce la protection de l’ours et de ses habitats. C’est le début des premières oppositions et alliances.

Saison 3 : Les années 2000 Opération de la dernière chance

Synopsis : les résistances se renforcent, jouent double-jeu, l’ours devient un animal politique.

Saison 4 : La poursuite de la mobilisation du mouvement associatif en faveur de l’ours !

Synopsis : France Nature Environnement et ses associations membres, avec les autres associations partenaires, nationales et européennes sont encore et toujours mobilisées pour rétablir une population viable d’ours en France, comme elles l’ont fait pour l’ours depuis plus de 40 ans.

Bande annonce : l’après-présidentielle de 2027

Dans le rôle principal du porteur du dossier Ours pour la fédération, oscarisé président d’honneur de France Nature Environnement : Jean-Pierre Raffin

Dans le rôle du référent Grands prédateurs de France Nature Environnement : Jean-David Abel

Dans le rôle du président du FIEP-Groupe Ours Pyrénées : Gérard Caussimont

Dans les rôles des chevilles ouvrières du quotidien : nos associations membres, nationales, régionales et locales, qui informent, sensibilisent, dialoguent et portent à nos côtés le message pour la coexistence avec le vivant sauvage. Merci à François, Jérôme, Dominique, Thierry, Renaud, Jean-Pierre, Max, …

Merci à eux pour s’être replongés avec nous dans l’histoire de notre lutte en faveur de l’ours et de la coexistence.

Cliquez ici pour faire un don à FNE et préserver la beauté de la nature

Pour aller plus loin

Si le hérisson est l’emblème du mouvement FNE, c’est parce que c’est un ambassadeur hors pair de la biodiversité ordinaire. Il est très peu étudié par les scientifiques mais très précieux pour le bon état de nos écosystèmes. Le hérisson est une espèce parapluie : le protéger et protéger son habitat, c’est protéger de nombreuses autres espèces.

C’est pourquoi FNE Provence-Alpes-Côte d’Azur, inspiré par FNE, a développé cette roue des bonnes actions à faire pour faciliter la venue et la vie des hérissons dans son jardin.

Chaque action (ou non-action) permet d’accueillir plus de biodiversité, d’avoir un jardin en bon état écologique et de laisser plus de place au vivant.

Cette animation permet de donner des clés et de rendre acteur·rice chacun·e d’entre-nous.

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Précisions - Modalités de mise à disposition

Visuel téléchargeable (la roue en bois est à se procurer par ses propres moyens, il existe plusieurs modèles dans le commerce, qui pourront vous être indiqués)

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Publié le 17 novembre 2025 - mis à jour le 15 mai 2026

Partout en France, des associations du mouvement France Nature Environnement agissent sur le terrain pour restaurer rivières, forêts, zones humides et autres écosystèmes dégradés. Ces initiatives locales redonnent vie aux territoires, favorisent la biodiversité et renforcent notre lien à la nature. Et si, vous aussi, vous participiez à la restauration du vivant près de chez vous ?

Découvrez les restaurations avant/après

Thématique
Biodiversité Biodiversité
Exemples de restauration de la nature près de chez vous dans ce dossier
Paragraphes
Avant-après Lorraine
Milieux agricoles
En Lorraine avec l’association HAIES
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Avant-après Côtes d'Armor
Littoral
Dans les Côtes-d’Armor avec l’association Vivarmor Nature
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Avant-après Cher
Zones humides
Dans le Cher ou dans le Limousin avec l’association Perche Nature et le Groupe Mammalogique et Herpétologique du Limousin
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Avant-après Bas-Rhin
Zone péri-urbaine
Dans le Bas-Rhin avec l’association Alsace Nature
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Avant-après Oise
Forêt
Dans l’Oise ou à Mayotte avec l’association Semeurs de Forêts et Mayotte Nature Environnement
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Restauration du bocage en Lorraine

En Lorraine, l’association Haies plante des haies champêtres aux côtés des agriculteurs et agricultrices pour recréer des corridors écologiques.

Refuge pour les oiseaux et insectes utiles aux cultures, elles protègent les sols et limitent leur érosion, filtrent l’eau et stockent du carbone.

Restauration de dunes dans les côtes d’Armor

L’association Vivarmor nature a accompagné la restauration historique des dunes de Bon-Abri dans les côtes d’Armor.

Ces dunes boisées vieilles de 4 000 ans ont été successivement décharge, terrain de motocross et carrières de sable jusqu’à leur protection puis leur restauration.

Grâce à l’implication de l’association aux côtés d’autres acteurs, les dunes ont avancé, ce qui est un véritable atout dans la lutte contre l’érosion du littoral et l’adaptation face à la montée du niveau marin.

Restauration de zones humides dans le Cher

Dans le Cher, l’association Perche Nature restaure des mares grâce au programme Objectifs Mares coordonné par FNE Centre-Val de Loire.  La mare était envahie par les massettes (ou roseaux des étangs) et partiellement par les saules.

Après un diagnostic écologique et une concertation avec les propriétaires, une restauration en deux phases a été envisagée :

  • Une première phase avec un chantier participatif où 16 personnes, bénévoles, sont venues donner de leur temps pour rajeunir cette belle mare de 1200 m² et ainsi couper les ligneux problématiques, tailler des saules en trognes (ou arbres têtards), couper les ¾ des massettes.
  • Puis dans un second temps, une entreprise est venue réaliser un curage superficiel afin de retirer les rhizomes de massettes, qui ont été évacués en dehors de la mare.

ℹ️ Les massettes peuvent devenir envahissantes lorsqu’il y a peu d’eau. Pour les enlever, il est nécessaire d’enlever le rhizome, tige souterraine constituée de racines et d’un bourgeon.

Restauration de zones humides en Creuse

Dans la commune de Flayat en Creuse, une initiative locale redonne espoir à une espèce aussi discrète que précieuse : le Triton crêté. Véritable sentinelle de la qualité des milieux naturels, cet amphibien témoigne d’un environnement en bonne santé et sa préservation profite à tout un cortège d’espèces. Mais face à la disparition et à la fragmentation de ses habitats, notamment ses zones de reproduction, l’espèce reste fragile.

Photo de triton crêté.
Photo de triton crêté. Crédit photo : GMHL par Alexandre Roux

Dans cette commune, qui abrite un important noyau de population, le Groupe Mammalogique et Herpétologique du Limousin a entrepris la restauration de l’habitat du triton crêté grâce à la création d’une mare. Ce projet a pu mobiliser les propriétaires locaux, qui se sont engagés, via des conventions, à adopter des pratiques favorables à la biodiversité. Parmi ces engagements : ne pas introduire d’espèces dans les mares et permettre un suivi régulier par l’association. Une démarche collective qui montre qu’à l’échelle d’un territoire, chacun peut contribuer à la protection du vivant.

Restauration en zone péri-urbaine dans le Bas-Rhin

Ici à Ostwald dans le Bas-Rhin, l’association Alsace Nature a rassemblé toutes les générations pour planter une haie au sein de l’EHPAD Siloë. Des résidents de l’établissement ont participé aux côtés des élèves d’une école à créer un habitat favorable à la biodiversité dans une zone péri-urbaine fréquentée.

Située à la croisée de deux corridors écologiques, cette haie facilitera les déplacements de nombreuses espèces, dont le Crapaud vert, tout en renforçant la trame verte et bleue locale. Composée d’une quinzaine d’essences utiles à la faune, elle a été plantée avec des techniques durables pour garantir sa bonne reprise et son rôle de refuge pour le vivant.

Restauration de forêts dans l’Oise

Ce terrain de 1,4 hectares acheté par l’association Semeurs de Forêts en mai 2019 à Juvignies était une ancienne pâture recouverte de clématite vitalba, une plante envahissante.

L’association y a planté plus de 900 arbres d’environ 25 essences indigènes différentes, présentes naturellement sur le territoire, de l’arbuste à l’arbre de canopée. L’espace a désormais bien évolué, les jeunes arbres plantés il y a 5 ans ne dépassaient pas les 40 cm et font aujourd’hui entre 1 et 5 m de haut environ, selon les essences.

En vieillissant, la forêt sera un refuge pour la biodiversité locale qui s’installe déjà.

 

 

Restauration à Mayotte

Nos associations sont forces de proposition au plus proche du terrain et dans l’urgence de l’actualité pour aiguiller les pouvoirs publics.

Suite au passage dévastateur du cyclone Chido à Mayotte, les associations ont produit des préconisations pour restaurer de façon efficace et durable des écosystèmes forestiers mahorais.

Crête du Mont Bénara après Chido, ©DroneGo

Comment restaurer la nature près de chez moi ?

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