Ville et territoires

Ville et territoires Ville et territoires

Le rapport «Agir pour un air respirable : mesurer, comprendre, rassembler» s’adresse à toutes les personnes du mouvement FNE souhaitant s’engager localement pour améliorer la qualité de l’air.

Pourquoi ce rapport ?

France Nature Environnement a acquis 3 capteurs fixes de haute qualité permettant de mesurer les particules fines, le dioxyde d’azote et  l’ozone. Un d’entre eux mesure également l’ammoniac. FNE met aussi à disposition un capteur portable, permettant de mesurer les particules fines.

Ces capteurs peuvent être utilisés à des fins de sensibilisation et de mobilisation citoyenne dans les territoires, et peuvent également, dans certains cas, renforcer le plaidoyer des associations pour des politiques locales favorables à la santé des populations (mobilité durable, aménagement du territoire, etc.).

Ce rapport est issu du retour d’expériences de plusieurs associations ayant mesuré la qualité de l’air en zone de trafic routier, en milieu rural et en milieu urbain dans le cadre d’un projet. Pour emprunter un capteur de qualité de l’air, il est nécessaire de le lire.

De quoi parle le rapport ?

Ce document met en lumière :

  • Les situations pour lesquelles mesurer la qualité de l’air en tant que citoyen·ne peut constituer un atout en matière de sensibilisation et de plaidoyer
  • Une description des situations qui ne se prêtent pas à une mesure citoyenne
  • Des exemples d’observations et la manière dont elles peuvent être utilisées par les associations
  • Des conseils pour mobiliser plus largement autour de cette thématique

👉 Vous souhaitez vous lancer dans une campagne de mesure de la qualité de l’air ? Vous retrouverez les modalités et les conditions d’emprunt ici.

Thématique
Couverture Rapport
Modalités de mise à disposition
Association
France Nature Environnement
Référent
Texte du bouton
Télécharger

La veille environnementale sur les dégradations environnementales et les initiatives, ainsi que la réponse aux alertes et l’accompagnement des citoyen·nes est au cœur de l’action des associations de protection de la nature et de l’environnement. En 2015, projet Sentinelles de la Nature est né de la volonté de développer un outil pour traiter ces sollicitations, de mettre en réseau et de mutualiser l’expertise des associations du mouvement FNE

En 2025, Sentinelles a fêté ses 10 ans ! Pour l’occasion, découvrez l’historique du projet et 10 ans d’alertes et d’initiatives favorables sur tout le territoire hexagonale, à Mayotte et en Guyane.

Livret 10 ans d'alertes des Sentinelles de la Nature
Type de publication
Modalités de mise à disposition
Association
France Nature Environnement
fne.asso.fr
Référent
Texte du bouton
Télécharger le livret

Sentinelles de la nature, c’est un réseau de citoyen·nes « sentinelles » qui agissent pour protéger la nature, en alertant sur les atteintes à l’environnement et en valorisant les actions favorables à la préservation de la nature. C’est un programme porté par les associations du réseau France Nature Environnement, pour informer, aiguiller et accompagner les citoyen·nes pour agir pour la protection de la nature.

Découvrez nos bilans annuels, avec les temps forts de l’année et nos victoires ! 👇

Nos bilans Sentinelles de la Nature

Nos bilans Sentinelles de la Nuit

Bilans annuels des Sentinelles de la Nature et de la Nuit
Type de publication
Modalités de mise à disposition
Association
France Nature Environnement
fne.asso.fr
Référent
Texte du bouton
Télécharger le bilan 2025

Édité par l’Association Syndical du Canal de Manosque (ASCM) avec l’appui technique de FNE 04 et la participation du CPIE Alpes de Provence et des Petits Débrouillards, ce livret est fait pour valoriser la restauration du site de l’ancienne turbine du Canal de Manosque et pour faire le lien entre la gestion de l’eau dans le passé, le présent et le futur. 

Ce livret sert de support lors des visites du site de la turbine, en retraçant l’évolution du lien entre l’homme et l’eau, avec la turbine comme témoin emblématique de l’essor industriel du XIXème siècle. En partant de la Durance, la rivière la plus importante de la Région Sud, et de ses milieux naturels, ce livret aide les visiteurs à voyager à travers le temps et à comprendre les liens complexes entre la nature et les activités humaines, tout en invitant à réfléchir à la cohabitation fructueuse et bénéfique pour tous.

Ce livret fait partie du projet qui a bénéficié du soutien financier de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, à hauteur de 15 000 €.

L’agence de l’eau est un établissement public de l’État qui œuvre pour la protection de l’eau et des milieux. Elle perçoit des taxes sur l’eau payées par tous les usagers et les réinvestit auprès des maîtres d’ouvrages (collectivités, industriels, agriculteurs et associations) selon les priorités inscrites dans son programme «Sauvons l’eau 2025-2030». 

logo Agence de l'Eau RMC
Thématique
couverture du livret La Turbine, le Canal et la Durance
Informations du document

Depuis près de 150 ans, le Canal de Manosque fait partie de l’histoire commune. Il traverse le territoire, façonne les paysages et accompagne, jour après jour, la vie des habitants. Pourtant, son rôle et sa richesse restent trop souvent méconnus.

Face au risque d’effondrement de l’ancienne usine hydraulique de la Montée des Bassins à Manosque, une part de notre mémoire collective risquait de disparaître : celle de l’arrivée de l’eau, de l’éclairage public et des grandes transformations qui ont marqué notre territoire au début du XXème siècle. Il était essentiel d’agir ensemble pour la préserver.

Dans un contexte de dérèglement climatique, préserver ce patrimoine n’est pas seulement un devoir de mémoire : c’est un choix d’avenir, pour affirmer l’importance de l’eau dans nos vies et transmettre aux générations futures un savoir et des valeurs.

Au-delà de sa valeur économique, ce patrimoine porte des enjeux environnementaux, sociaux et culturels qui nous concernent tous. 

Modalités de mise à disposition
Association
logo FNE 04
FNE Alpes de Haute-Provence
fne04.fr
Référent
Partenaires de l'outil
Association Syndicale du Canal de Manosque
CPIE Alpes de Provence
Les Petits Débrouillards
Avec le soutien financier de l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse
Texte du bouton
Consulter le livret

Publié le 17 novembre 2025 - mis à jour le 15 mai 2026

Partout en France, des associations du mouvement France Nature Environnement agissent sur le terrain pour restaurer rivières, forêts, zones humides et autres écosystèmes dégradés. Ces initiatives locales redonnent vie aux territoires, favorisent la biodiversité et renforcent notre lien à la nature. Et si, vous aussi, vous participiez à la restauration du vivant près de chez vous ?

Découvrez les restaurations avant/après

Thématique
Biodiversité Biodiversité
Exemples de restauration de la nature près de chez vous dans ce dossier
Paragraphes
Avant-après Lorraine
Milieux agricoles
En Lorraine avec l’association HAIES
En savoir plus
Avant-après Côtes d'Armor
Littoral
Dans les Côtes-d’Armor avec l’association Vivarmor Nature
En savoir plus
Avant-après Cher
Zones humides
Dans le Cher ou dans le Limousin avec l’association Perche Nature et le Groupe Mammalogique et Herpétologique du Limousin
En savoir plus
Avant-après Bas-Rhin
Zone péri-urbaine
Dans le Bas-Rhin avec l’association Alsace Nature
En savoir plus
Avant-après Oise
Forêt
Dans l’Oise ou à Mayotte avec l’association Semeurs de Forêts et Mayotte Nature Environnement
En savoir plus

Restauration du bocage en Lorraine

En Lorraine, l’association Haies plante des haies champêtres aux côtés des agriculteurs et agricultrices pour recréer des corridors écologiques.

Refuge pour les oiseaux et insectes utiles aux cultures, elles protègent les sols et limitent leur érosion, filtrent l’eau et stockent du carbone.

Restauration de dunes dans les côtes d’Armor

L’association Vivarmor nature a accompagné la restauration historique des dunes de Bon-Abri dans les côtes d’Armor.

Ces dunes boisées vieilles de 4 000 ans ont été successivement décharge, terrain de motocross et carrières de sable jusqu’à leur protection puis leur restauration.

Grâce à l’implication de l’association aux côtés d’autres acteurs, les dunes ont avancé, ce qui est un véritable atout dans la lutte contre l’érosion du littoral et l’adaptation face à la montée du niveau marin.

Restauration de zones humides dans le Cher

Dans le Cher, l’association Perche Nature restaure des mares grâce au programme Objectifs Mares coordonné par FNE Centre-Val de Loire.  La mare était envahie par les massettes (ou roseaux des étangs) et partiellement par les saules.

Après un diagnostic écologique et une concertation avec les propriétaires, une restauration en deux phases a été envisagée :

  • Une première phase avec un chantier participatif où 16 personnes, bénévoles, sont venues donner de leur temps pour rajeunir cette belle mare de 1200 m² et ainsi couper les ligneux problématiques, tailler des saules en trognes (ou arbres têtards), couper les ¾ des massettes.
  • Puis dans un second temps, une entreprise est venue réaliser un curage superficiel afin de retirer les rhizomes de massettes, qui ont été évacués en dehors de la mare.

ℹ️ Les massettes peuvent devenir envahissantes lorsqu’il y a peu d’eau. Pour les enlever, il est nécessaire d’enlever le rhizome, tige souterraine constituée de racines et d’un bourgeon.

Restauration de zones humides en Creuse

Dans la commune de Flayat en Creuse, une initiative locale redonne espoir à une espèce aussi discrète que précieuse : le Triton crêté. Véritable sentinelle de la qualité des milieux naturels, cet amphibien témoigne d’un environnement en bonne santé et sa préservation profite à tout un cortège d’espèces. Mais face à la disparition et à la fragmentation de ses habitats, notamment ses zones de reproduction, l’espèce reste fragile.

Photo de triton crêté.
Photo de triton crêté. Crédit photo : GMHL par Alexandre Roux

Dans cette commune, qui abrite un important noyau de population, le Groupe Mammalogique et Herpétologique du Limousin a entrepris la restauration de l’habitat du triton crêté grâce à la création d’une mare. Ce projet a pu mobiliser les propriétaires locaux, qui se sont engagés, via des conventions, à adopter des pratiques favorables à la biodiversité. Parmi ces engagements : ne pas introduire d’espèces dans les mares et permettre un suivi régulier par l’association. Une démarche collective qui montre qu’à l’échelle d’un territoire, chacun peut contribuer à la protection du vivant.

Restauration en zone péri-urbaine dans le Bas-Rhin

Ici à Ostwald dans le Bas-Rhin, l’association Alsace Nature a rassemblé toutes les générations pour planter une haie au sein de l’EHPAD Siloë. Des résidents de l’établissement ont participé aux côtés des élèves d’une école à créer un habitat favorable à la biodiversité dans une zone péri-urbaine fréquentée.

Située à la croisée de deux corridors écologiques, cette haie facilitera les déplacements de nombreuses espèces, dont le Crapaud vert, tout en renforçant la trame verte et bleue locale. Composée d’une quinzaine d’essences utiles à la faune, elle a été plantée avec des techniques durables pour garantir sa bonne reprise et son rôle de refuge pour le vivant.

Restauration de forêts dans l’Oise

Ce terrain de 1,4 hectares acheté par l’association Semeurs de Forêts en mai 2019 à Juvignies était une ancienne pâture recouverte de clématite vitalba, une plante envahissante.

L’association y a planté plus de 900 arbres d’environ 25 essences indigènes différentes, présentes naturellement sur le territoire, de l’arbuste à l’arbre de canopée. L’espace a désormais bien évolué, les jeunes arbres plantés il y a 5 ans ne dépassaient pas les 40 cm et font aujourd’hui entre 1 et 5 m de haut environ, selon les essences.

En vieillissant, la forêt sera un refuge pour la biodiversité locale qui s’installe déjà.

 

 

Restauration à Mayotte

Nos associations sont forces de proposition au plus proche du terrain et dans l’urgence de l’actualité pour aiguiller les pouvoirs publics.

Suite au passage dévastateur du cyclone Chido à Mayotte, les associations ont produit des préconisations pour restaurer de façon efficace et durable des écosystèmes forestiers mahorais.

Crête du Mont Bénara après Chido, ©DroneGo

Comment restaurer la nature près de chez moi ?

Rejoindre une association de protection de la nature

Près de chez moi je rejoins une association et/ou je m’engage dans :

Je trouve et m’engage dans mon asso locale

Laisser une place à la nature à la maison ou en appartement

Je peux aménager mon jardin ou mon balcon en refuge pour la biodiversité :

Faire un don pour la nature

Faire un don à une association de protection de la nature aide à préserver et restaurer la nature.

👉 Je soutiens FNE

Cette note technique présente les outils que peuvent mobiliser les collectivités pour prévenir les pollutions de l’eau d’origine agricole. Après une remise en contexte avec quelques chiffres-clefs, le document liste en préambule quelques questions que l’élu·e peut se poser à propos des aires d’alimentation des captages de son territoire.

Puis les outils sont présentés avec leurs références réglementaires :

  • outils fonciers
  • outils financiers
  • outils économiques

Nous rappelons à l’élu·e que la protection des captages est aussi de la responsabilité de l’État, et que le préfet dans son département, sa région ou son bassin peut et doit mettre en place des mesures quand la reconquête de la qualité de l’eau n’est pas atteinte.

Ces éléments sont issus des travaux menés au sein de notre fédération, et portés auprès des institutions et des instances de concertation aux niveaux national et local. Nous nous appuyons largement sur les retours et propositions des associations de collectivités, ainsi que sur les nombreux rapports des inspections ministérielles, de la cour des comptes ou encore de la représentation nationale au Sénat et à l’Assemblée nationale.

Cliquez ici pour découvrir les solutions pour agir localement

Vous êtes citoyen·ne et vous souhaitez interpeller votre maire sur ce sujet ? Plus d’information à retrouver sur Boire de l’eau potable : en finir avec les pesticides

Vous êtes maire ou en charge de la qualité de l’eau et vous souhaiter avoir plus d’information et/ou échanger avec nous.

Cliquez ici pour que l'eau vive

D’autres ressources, publiées par les associations du mouvement FNE et ses alliés, sont disponibles en ligne ci-dessous. 👇

Thématique
Aperçu des ressources fournies sur l'eau
Informations du document

Plus de ressources pour agir

Modalités de mise à disposition
Association
France Nature Environnement
Référent

France Nature Environnement assure la coordination de la plate-forme «Sentinelles de la nature» en lien avec ses associations fédérées pour faciliter le signalement d’atteintes à la nature et d’initiatives favorables. Afin d’aider les citoyens à participer à cette veille écologique, plusieurs fiches actions et documents préparés par les associations du mouvement France Nature Environnement sont répertoriés sur cette page.

Devenir Sentinelles de la nature ne s’improvise pas ! Cette page recense plusieurs contenus vous permettant d’agir sans attendre. N’hésitez pas à informer la Fédération qui opère sur votre territoire de toutes les démarches que vous aurez entreprises en mettant à jour votre alerte sur sentinellesdelanature.fr.

Cette sélection de fiches et de courriers a été faite sur la base de documents élaborés par des associations membres de France Nature Environnement elle n’est bien sûr pas exhaustive et sera enrichie au fil du temps.

LES FICHES «ACTION»

Fiche 1 : Zone humide dégradée - Cette fiche vous explique les démarches que vous pouvez engager si vous observez un comblement dans une zone humide, un drainage ou un fossé creusé pour assécher la zone, voire un affouillement et un décapage du terrain.

Fiche 2 : Rivières ou étang pollué - Cette fiche vous explique les démarches que vous pouvez engager si vous constatez des poissons morts, un rejet liquide, ou des matériaux déversés ou jetés ou des indices anormaux dans un cours d’eau (couleur bizarre, écume anormale, une odeur suspecte).

Fiche 3 : Dépôt illégal de déchets - Cette fiche vous explique les démarches que vous pouvez engager si vous constatez l’abandon de déchets dans la nature ou leur déversement dans un cours d’eau, ou que vous observez un arrivage régulier de déchets sur une décharge sauvage apparemment non autorisée.

Thématique
Ressources Sentinelles de la Nature
Modalités de mise à disposition
Association
logo FNE
France Nature Environnement
fne.asso.fr
Texte du bouton
Télécharger le flyer

Adopté dans la loi Climat et Résilience de 2021, l’objectif de Zéro Artificialisation Nette (ZAN) vise à stopper progressivement l’artificialisation des sols en France d’ici 2050, avec une première étape consistant à réduire de moitié la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers d’ici 2031. 

Cinq ans après son adoption, le ZAN s’impose aujourd’hui comme un cadre structurant des politiques d’aménagement du territoire. Pourtant, sa mise en œuvre reste au cœur de débats politiques importants, notamment à travers plusieurs propositions de loi discutées au Parlement qui pourraient fragiliser nos objectifs de sobriété foncière.

À travers ce dossier, FNE propose donc une synthèse de la mise en œuvre du ZAN en 2025, avec notamment :

  • une analyse des évolutions législatives récentes concernant le ZAN et leurs impacts potentiels sur la réduction de l’artificialisation des sols
  • un décryptage des risques d’affaiblissement de la trajectoire de sobriété foncière dans les politiques publiques
  • un panorama de la mobilisation du réseau associatif de FNE pour défendre la protection des sols et accompagner les collectivités
  • des exemples de collectivités et de territoires engagés dans des stratégies concrètes de sobriété foncière, conciliant développement territorial, logement et protection des espaces naturels

À travers ces analyses et retours d’expérience, ce dossier montre que des solutions existent déjà dans de nombreux territoires pour réussir la transition foncière vers le ZAN.

Thématique
Etat du ZAN 2025
Modalités de mise à disposition
Association
France Nature Environnement
Référent

En ce début 2026, alors que de plusieurs élus et partis politiques veulent enterrer définitivement l’objectif de ZAN à l’occasion de la commission mixte paritaire du projet de loi Simplification de la vie économique, et de la proposition de loi TRACE, il est essentiel de rétablir les faits face à trois idées reçues qui ont la peau dure.

Thématique
Sobriété
Ville de Tours vue du ciel
Paragraphes

Qu’est-ce que le ZAN ?

L’objectif de Zéro Artificialisation Nette des sols (ZAN), est un objectif pour 2050, voté dans la loi Climat et Résilience de 2021. Concrètement cela signifie qu’à partir de 2050 pour chaque mètre carré artificialisé, un mètre carré devra être rendu à la nature ou à l’agriculture. Cet objectif ZAN a un objectif intermédiaire pour 2031 avec une réduction de 50% de l’artificialisation par rapport à la décennie précédente. Pour en savoir plus sur l’objectif ZAN, retrouver nos dossiers complets ici :

« Le ZAN serait anti-industrie et anti-entreprises »

Faux ❌. L’objectif de zéro artificialisation nette (ZAN) ne vise pas à bloquer les projets, mais à transformer en profondeur les activités les plus consommatrices d’espace, vers la sobriété foncière.

Les données de l’État montrent clairement que l’artificialisation des sols est d’abord portée par l’extension des zones d’habitat (et plus particulièrement par l’habitat peu dense) qui représente à lui seul 65 % de la consommation d’espaces entre 2009 et 2023. À l’inverse, la consommation des activités économiques ne compte que pour 24 % de l’artificialisation totale. Il est donc parfaitement possible de préserver une part significative de l’enveloppe foncière disponible pour les projets économiques.

C’est d’ailleurs le choix qui a été opéré au niveau national. Les besoins fonciers liés aux grands projets industriels ont déjà été intégrés dans les enveloppes dédiées, notamment à travers les dispositifs nationaux existants, comme l’enveloppe PENE (Projets d’Envergure Nationale ou Européenne). Par ailleurs, les collectivités conservent des marges de manœuvre importantes pour accueillir des activités économiques via leurs documents d’urbanisme.

Enfin, les données disponibles contredisent l’idée selon laquelle l’artificialisation serait une condition indispensable à la création d’emplois. En effet, plus de la moitié des communes n’ayant pas artificialisé entre 2009 et 2024 ont pourtant vu leur population ou leur emploi progresser. Autre preuve que le développement économique ne se mesure pas en hectares artificialisés (source : Institut de la Transition Foncière).

« Le ZAN serait ruralicide »

Faux ❌. Le ZAN n’empêche pas le développement des communes rurales. La loi du 20 juillet 2023 a instauré une garantie communale, assurant à chaque commune un droit minimal d’artificialisation d’au moins un hectare. Toutefois, dans la majorité des territoires ruraux, cette garantie répond peu à des besoins réels, puisque la croissance démographique y est souvent faible, voire négative. Ainsi une part importante des droits à artificialiser potentielles est inutilisée.

À l’inverse, le ZAN vise avant tout à optimiser les modes de consommation du foncier, aujourd’hui largement inefficients au regard du nombre d’habitants et des activités accueillies. Il s’agit notamment de limiter l’étalement pavillonnaire et le développement de zones d’activités extensives, afin de préserver les espaces agricoles et naturels qui constituent l’identité des territoires ruraux.

Enfin, le ZAN ne signifie pas un « zéro brut ». Il reste possible de construire, à condition de compenser par des actions de renaturation. Cette approche permet de concilier développement et sobriété foncière, tout en améliorant la qualité de vie, l’attractivité et la résilience des territoires ruraux face au changement climatique.

« Le ZAN serait une usine à gaz bureaucratique »

C’est plus compliqué 🟠. L’aménagement du territoire français est complexe depuis longtemps : les compétences sont partagées entre plusieurs niveaux de collectivités et les acteurs n’ont pas toujours les mêmes intérêts. Dans ce contexte, un objectif national comme le ZAN s’inscrit nécessairement dans cette complexité, qu’il cherche précisément à corriger en améliorant la façon d’aménager les territoires.

Ainsi, les difficultés rencontrées tiennent moins au ZAN lui-même qu’à des blocages structurels anciens :

  • Une fiscalité foncière et immobilière encore largement contradictoire avec les objectifs de sobriété foncière
  • Un déficit de financements dédiés pour accompagner la reconversion, la densification et le renouvellement urbain
  • Un manque d’ingénierie territoriale au sein des collectivités, pourtant indispensable à la conduite de projets sobres en foncier

Pour autant, la législation peut encore évoluer pour mieux s’adapter aux projets territoriaux et aux réalités locales. Mais cela suppose de réelles marges de manœuvre dans la répartition de l’effort de réduction de l’artificialisation, aujourd’hui limitées par la « garantie rurale », qui attribue automatiquement un hectare à chaque commune au détriment d’une approche stratégique et territorialisée.

Par ailleurs, toute différenciation locale suppose une gouvernance renforcée : plus de transparence, un meilleur contrôle démocratique et des garanties claires pour préserver l’intérêt général.

Et maintenant que faire ?

La biodiversité est, avec le climat, l’un des enjeux majeurs pour l’avenir de la planète et de nos sociétés. Portée par France Nature Environnement lors du Grenelle de l’environnement de 2007, la Trame verte, bleue et noire vise à préserver et restaurer les réseaux écologiques et leurs continuités écologiques nécessaires à la biodiversité. A partir du suivi de cette politique qu’elle mène régulièrement, France Nature Environnement formule 14 recommandations pour amplifier une mise en œuvre efficace.

La biodiversité, un enjeu majeur pour l’avenir de la planète

« La biodiversité est essentielle au bien-être humain, à la santé de la planète et à la prospérité économique de tous les peuples » rappelle le Cadre mondial de la biodiversité de 2022 dont un des objectifs est de « préserver, améliorer ou rétablir l’intégrité, la connectivité et la résilience de tous les écosystèmes ».

En France, ce cadre se traduit notamment par la trame verte, bleue et noire qui relève notamment de documents régionaux de planification et qui constitue une des réponses aux cinq crises mondiales interconnectées concernant la biodiversité, l’eau, l’alimentation, la santé et le changement climatique, que la communauté scientifique mondiale appelle à « affronter ensemble ».

Les 14 recommandations de FNE

Le suivi régulier mené par France Nature Environnement conduit la fédération à formuler 14 recommandations suivantes :

  • ✅ n°1. Informer et communiquer efficacement sur les actions mises en œuvre pour la biodiversité
  • ✅ n°2. S’appuyer sur le Comité régional de la biodiversité (ou ses équivalents) et sur les associations de protection de la nature et de l’environnement
  • ✅ n°3. Respecter les échéances et viser une amélioration continue pour les documents régionaux
  • ✅ n°4. Assurer l’appropriation des documents régionaux via une animation territoriale
  • ✅ n°5. Clarifier le libellé des parties les plus prescriptives des documents régionaux
  • ✅ n°6. Identifier rapidement les obstacles, points noirs, sources de fragmentation dans les documents régionaux et agir
  • ✅ n°7. Bien intégrer la TVBN dans les autres parties des documents régionaux (cartes, indicateurs, annexes)
  • ✅ n°8. Renforcer l’encadrement de l’éclairage artificiel nocturne et bien intégrer la trame noire
  • ✅ n°9. Proposer des dispositifs d’accompagnement de qualité pour les acteurs locaux
  • ✅ n°10. Augmenter le Fonds vert, créer une conférence des financeurs dans chaque région et valoriser les actions en faveur de la TVBN répondant aux cinq crises mondiales interconnectées
  • ✅ n°11. Défendre des fonds européens en faveur de la biodiversité et les mobiliser de façon optimale
  • ✅ n°12. Harmoniser les contrats de plan État-Région ainsi que les contrats pour la réussite de la transition écologique et renforcer leurs actions sur la biodiversité
  • ✅ n°13. Augmenter les recettes fiscales des Régions & mieux intégrer la biodiversité dans leurs instruments financiers
  • ✅ n°14. Généraliser un dispositif type « contrat Trame verte, bleue et noire » dans toutes Régions
Thématique
Montagne Mont Valier - Maxime Paquin FNE
Informations du document

Cette analyse s’inscrit dans le prolongement de travaux antérieurs réalisés en mai 2021, en décembre 2022 et en décembre 2023.

Modalités de mise à disposition
Association
France Nature Environnement
Référent
Texte du bouton
Télécharger la note

Néonicotinoïdes : Plus de 1 500 élu·es locaux s’engagent pour votre santé 👉 Aidez-nous en interpellant votre maire